UN CAFÉ, CINQ QUESTIONS : MICHEL SAUVÉ
oct.
20
2021
UN CAFÉ, CINQ QUESTIONS : MICHEL SAUVÉ
mozaik
seperation

par Patrick Richard

Un café, cinq questions est un lieu de discussion où je prends le temps d’un café pour questionner un artiste de Vaudreuil-Dorion, un citoyen, une femme d’affaires ou un barbu circonspect, sur son rapport à la culture à l’aide de cinq questions pas du tout scientifiques en lien avec l’actualité, avec la vie, avec notre place dans l’univers et surtout, avec rien de tout ça. À la dernière gorgée de café, je demande à mon invité de choisir mon prochain invité.

Aujourd’hui, à la demande de Lorraine Bouchard, je bois un café, un vrai café, en vraie présence dans une vraie place avec un vrai ciel, avec l’artiste-peintre, Michel Sauvé. Le vrai.

Qui est-il?

Reconnu comme le peintre des juges et des avocats, Michel Sauvé aime l’Italie, le vin rouge et le Canadien de Montréal. Son amour pour le dessin remonte à l’enfance, sa mère racontant même que son petit Michel a vu le jour un crayon à la main! Ses petits bonshommes sans visages sont visibles un peu partout, du moins là où les amoureux d’art souhaitent mettre un peu d’humour et de beauté dans leur vie. Pour rencontrer ses idoles, il a eu la bonne idée de leur offrir une toile et c’est ainsi qu’il a pu passer du bon temps avec Guy Lafleur, Robert Charlebois et Michel Pagliaro pour ne nommer qu’eux. Aujourd’hui, l’artiste-peintre m’offre un entretien généreux qui dépasse largement les questions de ce café, mais comme le bon vin, nous savourerons Michel Sauvé une gorgée à la fois.

En quelques mots, à quoi ressemble le chemin qui vous a mené à adopter le style qui caractérise vos toiles aujourd’hui?

Je suis fier du chemin parcouru! Je suis quelqu’un qui faisait ça par activité et c’est devenu pratiquement un emploi. Je suis rendu à près de 700 tableaux, si j’avais un chemin ou un sentier à reprendre, je referais la même chose. Je n’ai aucun regret! Je m’amuse quand je peins. Je peins mes souvenirs d’enfance et j’adore peindre les souvenirs de mes clients. Ils arrivent avec une idée, je fais un dessin et ils ont l’impression que je lis dans leur tête. C’est devenu un automatisme pour moi. J’adore faire ça. Une chose que je voulais faire à mes débuts, quand tu regardes un Van Gogh, tu sais que c’est un Van Gogh, tu n’as pas besoin de voir sa signature. Je suis rendu là maintenant, les gens voient un de mes tableaux et savent que c’est un Sauvé. C’est mon chemin parcouru!

Si vous aviez à peindre une toile pour rendre hommage à la personne de votre choix, vivante ou non, qui choisiriez-vous et pourquoi?

J’aimerais rendre hommage à Yvon Deschamps. C’est dans mes plans. À l’adolescence, je connaissais ses monologues par cœur. Yvon Deschamps est mon raconteur favori. Il me fait penser à Pierre Séguin! C’est peut-être pour ça que ça a connecté entre Pierre et moi!

Quelque chose (un talent, une manie, un goût particulier?) n’ayant rien à voir avec votre art qu’on ne soupçonne pas de vous.

J’adore faire la cuisine, mais je ne fais pas la cuisine sans mon verre de vin rouge et ma musique. J’adore Tom Jones. J’adore danser en faisant de la popote! Ma femme est assise et trouve ça drôle! J’aime cuisiner surtout des mets italiens. Je suis un faux italien!

Une citation, une chanson et un livre sur une île déserte

Citation

« Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant. » Pablo Picasso.

Livre

Monologues, d’Yvon Deschamps. Je l’apporte partout, je ris encore.

Chanson

My way, Franck Sinatra. Sur une île déserte, t’as beau avoir une chanson joyeuse, tu es sur une île déserte!

À l’image du Golden Record des sondes Voyager 1 et 2, si on vous donnait la possibilité d’ajouter un message destiné à être embarqué sur une sonde lancée dans le système solaire dans le but de se rendre dans une hypothétique civilisation extra-terrestre pour leur raconter notre histoire, que laisseriez-vous comme message?

De couper les spaghettis ne fait pas de toi un mauvais italien! Parce que c’est un crime en Italie, je me le suis fait dire là-bas!

Au terme de cette rencontre inspirante et drôle parce que Michel Sauvé a le rire facile, l’artiste m’invite à la rencontre du sculpteur Daniel Laramée.

 

crédit photo : Christian Gonzalez

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