ODE AU BONHEUR
mai
04
2021
ODE AU BONHEUR
mozaik
seperation

par Patrick Richard

Tout au long du mois de mai, la Ville invite ses citoyens et les gens de passage à explorer le circuit Ode au printemps qui présente les œuvres éphémères de neuf artistes en arts visuels qui ont créé en s’inspirant des poèmes de neuf auteurs. Neuf lieux ont ainsi été choisis pour accueillir les créations où les visiteurs pourront également écouter les poètes réciter leurs vers à l’aide de leur téléphone intelligent.

Des phares dans nos vies
Dimanche dernier, j’ai parcouru ces lieux qui s’étendent du carré Dorion au parc Félix-Leclerc. J’ai eu la chance de rencontrer les artistes qui ont collaboré au projet et tout au long du parcours, un seul mot me venait à l’esprit : bonheur. En ces temps où notre résilience épluche ses dernières couches, il fait bon prendre l’air et de respirer un peu d’art. J’ai constaté avec joie combien nos artistes sont précieux. Je le savais, je le sais encore plus maintenant. Même si au cours du mois de mai la plupart des gens passeront devant ces œuvres sans même les apercevoir ni les interpréter, ces créations représentent des phares dans nos vies. Autant les mots des poètes que les structures des artistes, nous sommes ici en présence de lieux sensés qui proposent une réflexion, un temps d’arrêt, une lumière sur notre monde qui a besoin d’autre chose que de centre d’achats et de réseau Wi-Fi pour nous aimer et nous comprendre. En plus d’offrir cette beauté, Ode au printemps permet également une escapade à pied ou à vélo sur le parcours linéaire du projet. Un peu comme une médiation, s’arrêter et observer les portes de Luzon, l’arbre de Stéphan, la maison de Lucie, les animaux de Monica, la goutte de Diane, la fresque de Philippe, les fleurs de John, le soleil de Tina et les jambes de Deirdre fait du bien s’en trop qu’on sache pourquoi. Vos oreilles entendront les voix de Jean-Noël, Annouchka, Jean-Pierre, Nane, Marie, Claire, Marie-Andrée, Marie-Belle et Julie. L’ode au printemps, c’est le temps de fredonner tout bas…

Les bourgeons sortent de la mort
Papillons ont des manteaux d’or
Près du ruisseau sont alignés les fées
Et les crapauds chantent la liberté

… et de se promener dans les rues de notre ville avec le but avoué de nourrir nos âmes esseulées.

Tout au long du mois de mai.

Bonnes découvertes!

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