Défense d’être beige
sept
18
2019
Défense d’être beige
mozaik
seperation

Comment écrit-on le texte 1 d’un nouveau portail Web dédié à la culture d’une ville qui se nomme Vaudreuil-Dorion? J’avais commencé une première phrase en écrivant « Ce texte date déjà d’hier et hier c’était il y a très longtemps… » et je me suis empêtré dans une suite de mots avant d’aller me coucher un bon deux semaines. À mon réveil, j’ai recyclé les phases en mots avant de tout mettre au chemin. On commence rarement un texte premier en s’adressant en paraboles à des gens qu’on connaît et qu’on ne connaît pas. Un texte premier doit d’abord situer le quoi, le quand, le où, le pourquoi et le comment.  Tout ce qui suit est sujet à interprétation. Mais ici, nous ne sommes pas dans un lieu où tout est décidé d’avance et où toutes les façons de faire existent déjà. Nous sommes dans un portail culturel et qui dit culture dit éclectisme, déjanté, coloré. Défendu ici d’être beige, encadré et convenu.

Avant de tomber la tête dedans, je tente quand même une amorce. Pour résumer vulgairement et selon un seul point de vue qui est le mien, l’histoire de ce nouveau portail commence vers la fin de l’année 2009 à l’époque où germait, dans la tête de Michel Vallée nouvellement nommé directeur des arts et de la culture à la Ville de Vaudreuil-Dorion, le projet Je suis… Ce projet, inauguré l’été suivant dans le cadre d’une exposition de 10 000 photos des citoyens de la ville et d’un monument qui illumine depuis l’avenue Saint-Charles dans le coin du parc de la Maison-Valois, a permis la réalisation de centaines d’activités de médiation culturelle où les citoyens, les artistes et les acteurs culturels ont échangé, chanté, créé et, surtout, tissé lentement les fils d’une communauté un peu plus unie qu’avant. En chemin, le projet Je suis… a mis la main sur une panoplie de prix (dites plusieurs fois de suite panoplie de prix et ayez du plaisir gratuitement) sur les scènes nationale et internationale, prix que je ne nommerai pas parce que comme vous, j’ai un souper sur le feu et mon bicycle n’est pas barré.

Près d’une décennie plus tard, voici qu’émerge l’idée de s’adapter aux moyens de diffusion dignes de ce nom afin d’entrer dans l’ère du numérique. Si nous avions été en 1919, vous auriez possiblement reçu par la poste ou vu dans la vitrine du magasin général un beau journal en papier journal avec pas de photos et un gros titre en noir écrit : Vaudreuil-Dorion se dote d’un outil culturel pour parler de culture, de ses points de culture et développe aussi un agenda culturel pour informer sa populace de kossé qui se passe dans le village (dans le temps, les titres étaient un peu longs et bien sûr Vaudreuil-Dorion n’existait pas encore… nous aurons l’occasion de revenir sur l’histoire qu’on juge trop souvent avec nos yeux de contemporain). Mais nous ne sommes plus en 1919.

Nous sommes au XXIe siècle, monsieur, madame.

Et au XXIe siècle, nous développons des outils comme celui que vous tenez en ce moment.

Un outil numérique avec trois boutons :
L’actualité culturelle
Les points de culture
L’agenda culturel

Pour parler de nos artistes.
Pour parler de notre culture.
Pour informer notre population que nous avons ici une culture vivante, des artistes prophètes en leur pays et une envie folle de partager avec vous ce qui se crée, ce qui inspire et ce qui se vit dans notre ville, dans votre ville.

Pour tout le reste (comme pour l’histoire du luth au XVIIe siècle et l’influence de la couleur bleue dans les toiles de Dallo, le frère de Dali), nous aurons l’occasion d’en reparler. En attendant, délectez-vous et faites tout ce que vous voulez. Sans rien casser svp.

Bonne visite!

Patrick Richard

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