BOUUUUH!
sept
18
2019
BOUUUUH!
mozaik
seperation

Je le confesse, il m’arrive à l’occasion de regarder un bon film d’horreur. Vous savez, ces films qu’on appelle « Films de genre » pour leur donner un peu de lustre lorsqu’ils sont (rarement) encensés par la critique. C’est plus chic, semble-t-il. Cependant, je ne me rue pas au cinéma dès qu’on annonce l’arrivée en ville de vampires, de loups-garous ou de morts-vivants. Encore moins si on m’annonce des torrents de sang, des démembrements ou des mutations improbables. Mon plaisir est ailleurs.

Mes frissons, ceux qui m’amènent à la fois au paradis et en enfer, sont générés par une peur plus sournoise, une peur qui prend le temps de faire son nid dans mon cerveau, une peur qui s’insinue tranquillement dans mes veines, dans ma poitrine pour s’enrouler autour de mon cœur qui n’en peut plus d’angoisse sous sa pression.

The Shining, réalisé par Stanley Kubrick, a été l’un des premiers longs métrages à avoir fait grimper mon taux d’inquiétude à un niveau stratosphérique. Jamais Jack Nicholson n’aura été aussi délirant que dans ce film, jamais un hôtel isolé en montagnes et enseveli sous la neige n’aura créé un cadre dramatique aussi saisissant, jamais deux petites jumelles tout droit sorties d’un passé en noir et blanc n’auront suscité autant de malaises et d’inconfort. Mais c’était il y a longtemps.

De nos jours, des films comme It, réalisé par Andy Muschietti, d’après le livre de Stephen King, Get out, réalisé par Jordan Peele, et finalement Héréditaire, réalisé par Ari Aster, ont pris la relève. Au-delà de la terreur qu’elles suscitent, ces œuvres jettent un regard original sur nos peurs d’enfants, sur l’Amérique et ses disparités, ainsi que sur la famille et la transmission. Mais ne vous méprenez pas, bien que les contenus soient plus étoffés, bien qu’il y ait de la chair sur l’os, le dénominateur commun de ces films c’est… que vous aurez peur!

L’usager

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