STÉPHAN DAIGLE ET ANNOUCHKA GRAVEL GALOUCHKO : QUAND L’AMOUR S’INVITE EN L’ART
févr
14
2022
STÉPHAN DAIGLE ET ANNOUCHKA GRAVEL GALOUCHKO : QUAND L’AMOUR S’INVITE EN L’ART
mozaik
seperation

Par Patrick Richard

À l’été 1986, alors que le jeune artiste Stéphan Daigle jase tranquillement avec des collègues du magazine Vice Versa avec qui il collabore, une porte s’ouvre sur une jeune femme lumineuse, les cheveux au vent, qui entre avec toute la grâce et l’assurance d’une jeune femme de 20 ans. Elle s’approche de Stephan et lui dit instinctivement : « Nous sommes de la même famille. » Ébloui par sa beauté, Stéphan Daigle balbutie des choses inaudibles et n’arrive même pas à sortir de mots cohérents de sa bouche déjà positionnée en cœur prête à crier et à chanter le monde à ses côtés. Ses amis le narguent de ne pas avoir eu les bons réflexes pour répondre à cet élan de charme. L’automne suivant, par un bonheur exceptionnel, lors du vernissage d’un ami sur la rue Sherbrooke à Montréal, la belle jeune femme repasse devant le groupe d’amis en imitant cette fois-ci les gestes et les caquètements d’une poule et se met à chanter un poème de Ronsard. Cette fois-ci, Stéphan réagit et se joint à elle pour l’accompagner. Ils ont chanté, ils se sont revus, se sont reconnus – peut-être même retrouvés –, et depuis ce temps, ils partagent leur passion, leur amour, leur chemin de vie.

Comme deux rivières qui s’alimentent

L’histoire d’amour unissant les artistes Stéphan Daigle et Annouchka Gravel Galouchko intègre un cheminement artistique et spirituel dépassant le simple cadre d’un quotidien partagé. Dans leurs différentes créations artistiques réalisées au fil des ans ici comme ailleurs dans le monde, l’un et l’autre s’y retrouvent d’une certaine façon : « Au début, on se soutenait mutuellement dans notre travail, mais ça s’arrêtait là, explique Stéphan. Avec le temps, on a fini par faire des projets ensemble et aujourd’hui, il n’y a pas de séparation. On est en symbiose, parfois même trop! Nous sommes des rivières qui nous alimentons continuellement. » Ce à quoi Annouchka ajoute : « Mais on est aussi unique! Il n’y a personne qui est comme toi ou comme moi. » Les deux artistes de Vaudreuil-Dorion cultivent leur union en philosophant, en chantant, en créant plutôt qu’en se distrayant devant une télé inerte qui ne les allume pas. Leur amour est consommé quotidiennement par une admiration mutuelle, une considération de l’un envers l’autre sans jugement et en toute transparence. « On ne veut pas que notre art soit décoratif, atteste Stéphan Daigle. On a besoin que ce soit signifiant. Pour nous, le cheminement créatif est lié au cheminement spirituel. Je poursuis mon cheminement avec Annouchka à travers ma spiritualité. » Quiconque a déjà eu la chance d’échanger avec le couple sent cette énergie traverser la pièce, comme si une force amoureuse invisible circulait entre les bien-aimés. Cet amour transcende la chair et finit par intégrer leur art où les couleurs de l’un se mélangent aux formes de l’autre : « Quand je sors de mon atelier, observe Stéphan, je tombe sur un immense tableau d’Annouchka et je réalise que ça influence mon travail. Quand on voit une œuvre d’art, elle finit par nous habiter. »

Quand l’amour s’invite en l’art, nous obtenons une relation d’amour inspirante menant à des œuvres remplies de sens, de couleurs et de bienveillance. À l’image des individus amoureux qui les ont créées.

seperation

Autres suggestions

© 2020 Mozaïk / Design et code : Les Manifestes