L’Amérique et moi
sept
18
2019
L’Amérique et moi
mozaik
seperation

L’histoire des Afro-Américains est un univers qui n’en finit plus de me fasciner et de me révolter tout à la fois. Cette histoire pas si lointaine, où une partie de la population blanche et bien-pensante des États-Unis jugeait  acceptable  de « casser du nègre » au nom de la pureté de la race, au nom de l’Amérique et au nom de Dieu.

Depuis les champs de coton de la Nouvelle-Orléans, où au XIXe siècle, les esclaves subissaient des sévices inimaginables, jusqu’aux universités du XXe siècle où le courage s’incarnait dans les traits d’une jeune femme noire se faisant injurier alors qu’elle fendait une meute d’hommes blancs et de femmes blanches pour se rendre à ses cours, ils ont tout traversé, l’humiliation, l’injustice, la misère.

Et moi, dès que je lis un roman ou que je vois un film ayant comme toile de fond l’esclavagisme, la ségrégation ou la lutte pour les droits civiques, je me demande toujours comment ils ont fait et comment ils font encore, après avoir traversé tant de peines et de revers, pour rester debout et poursuivre leur route. Je trouve parfois des débuts de réponses dans des livres comme Aminata de Lawrence Hill ou dans un film comme Blackkklansman réalisé par Spike Lee. De la solidarité, de l’entraide et, occasionnellement, un peu de chance. Et parfois, je ne trouve aucune réponse, comme dans le film Détroit de la réalisatrice « oscarisée » Kathryn Bigelow. Je ne trouve que des photocopies des membres du KKK, habillés en gardien de l’ordre, qui terrorisent de jeunes Noirs affolés.  Mais la violence des policiers qui tiennent captifs ces jeunes lors des émeutes de 1967 m’injecte une dose massive d’indignation, qui, je l’espère, me met à l’abri de la bêtise humaine.

L’usager

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