Et si le monde pouvait influencer le futur de notre ville !
janv
01
2020
Et si le monde pouvait influencer le futur de notre ville !
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Le mot mondialisation est souvent employé pour décrire le phénomène d’ouverture des économies nationales sur un marché mondial. Il n’y a pas que la mondialisation des secteurs économiques qui entraîne une interdépendance des pays et une ouverture sans précédent sur des possibilités infinies; la culture, le développement social et même la planification urbaine ont, à mon avis, le même effet. J’ai eu le grand privilège de le constater à quelques reprises depuis les dernières années, mais ma récente expérience à l’étranger fut marquante à bien des niveaux.

Du 2 au 6 décembre dernier, à l’invitation de la Ville de Guangzhou (Canton) en Chine et du CGLU-Cités et gouvernements locaux unis (le pendant de l’Union des municipalités du Québec au niveau mondial), la Ville de Vaudreuil-Dorion s’est jointe à une délégation de plus de 30 villes au 3e atelier international pour les leaders d’opinion sur l’innovation urbaine. Cette rencontre était pour moi l’occasion d’entrer dans un tout nouveau réseau et un tout nouvel univers. Imaginez, dans un des ateliers auxquels j’ai participé, j’étais entouré de collègues de Chine, d’Inde, d’Indonésie, du Brésil, d’Afrique du Sud, de Pologne, d’Espagne, d’Iran et de Turquie. Tout ce beau monde réuni pour parler d’innovation et de planification urbaine, de cohésion sociale, d’engagement citoyen et de culture au service du développement des villes.

Il va sans dire que nous vivons tous des situations, des contextes sociaux, politiques et historiques différents sauf que… sommes-nous si différents? Et si le fait d’être humains nous ramenait tous à des préoccupations communes? Qu’il soit d’un quartier de Jakarta ou de Vaudreuil-Dorion, le citoyen est, à la base, le même. Il veut ce qu’il y a de meilleur pour sa famille et ses amis. Il veut travailler, offrir la meilleure vie possible à ses proches, se divertir et avoir son mot à dire sur l’avenir de son quartier, de sa ville. Après ces ateliers extrêmement enrichissants, le constat est clair : le citoyen veut et doit être au cœur de toutes les démarches de planification urbaine. Ces journées d’échanges m’auront permis de partager nos bons coups, nos réflexions, mais surtout de puiser à même les succès et les écueils de mes collègues de partout.

Inutile de vous dire à quel point ma tête est remplie d’idées après ces discussions et visites techniques :

  • Une visite de l’hôpital mère-enfant de Guangzhou où l’art visuel et… un piano à queue accueillent les visiteurs. Des visites régulières d’artistes dans les différents départements pour apporter l’art comme un cadeau réconfortant, mais aussi comme un moyen d’expression.
  • La visite de petites rues revitalisées pour en faire de réels milieux de vie grâce à un processus de cocréation citoyenne et à l’implication d’artistes.
  • Un musée sur la planification urbaine où les professionnels du gouvernement, les universitaires et les citoyens travaillent ensemble à créer le Guangzhou de demain.
  • Des discussions sur les efforts de prises en main de quartiers défavorisés au Brésil (favelas) par les citoyens pour en faire des milieux de vie mixant les différentes générations et classes sociales.
  • La découverte d’un projet urbain de revitalisation majeur à Durban en Afrique du Sud où l’histoire locale, les lieux de rassemblement citoyen, l’art public, la culture et la consultation citoyenne font partie intégrante du projet.

Concrètement, au fil des dernières années, ce type d’expérience nous aura permis de créer des projets concrets. Quelques exemples :

  • Projet JE SUIS… avec ses ateliers de médiation culturelle [inspiré des travaux de la Ville de Lyon (France)];
  • Défilé Mozaïk [création inspirée de la biennale de danse de la Ville de Lyon (France) et suite inspirée du défilé du Jour des morts (Dias de las muertos) à Mexico City (Mexique)];
  • Réseau culturel Mozaïk (inspiré des Points de culture (Puntas de cultura) au Brésil);
  • Fresque peinte sur la tour d’eau du secteur Dorion [inspirée des murales observées à Bogota (Colombie), Buenos Aires (Argentine) et Lyon (France)];
  • Œuvre d’art public de la place Dumont, secteur Dorion « Unité dans la diversité » de Tina Struthers [inspirée des Ailes de Mexico City (Mexique)];
  • Les artistes du bonheur (inspiré de projets observés à Vienne en Autriche).

Quels projets naîtront de ces quelques jours passés en Chine? Seul l’avenir nous le dira.

Michel Vallée

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