Le travail étudiant et le confinement
mai
29
2020
Le travail étudiant et le confinement
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Par Ophélie Van Neste

Depuis le début du confinement dû à la COVID-19, plusieurs étudiants ayant un travail à temps partiel ont été mis à pied. Qu’ils soient serveurs, livreurs caissiers ou sauveteurs, ces étudiants sont tous présentement sans emplois. Quoi faire, sans travail, et une charge scolaire à demi-temps? Pour ma part, j’ai choisi de contribuer à « l’effort de guerre » contre la pandémie. Étant moniteur de sécurité aquatique et sauveteur, j’ai été mis à pied jusqu’à la réouverture des piscines. Récemment, j’ai entendu parler d’Infografilm, une compagnie d’impression grand format s’étant recyclée à la fabrication de visières pour l’occasion. Celle-ci était à la recherche d’employés, la demande étant beaucoup trop grande pour leurs employés réguliers. Il y a quelques semaines, j’ai donc décidé d’aller offrir mon aide, et comme de fait j’ai eu un emploi la semaine qui a suivi. Depuis, je travaille environ 7 heures par jour, ce qui me permet amplement de suivre les quelques cours de mon secondaire 4 qui me sont offerts en ligne. À Infografilm, mon travail consiste principalement à fabriquer les visières de construction ainsi que celles utilisées dans les épiceries, les commerces, etc. Un travail indispensable pour répondre à la demande et assurer la sécurité de centaines d’employés.

Malgré ce que le ministre de l’Éducation a dit cette semaine, je crois que c’est une bonne chose que les adolescents puissent profiter de l’ouverture sur le marché du travail créée par le confinement. Depuis le début, nous avons été laissés pour compte, alors il nous a fallu être créatifs! Il est selon moi facilement possible de concilier travail et école à la maison, la charge de travail exigée jusqu’à présent par les enseignants étant très minime selon moi.

Bien que le gouvernement ait fait l’effort de créer des trousses scolaires pour encourager les élèves à continuer leur scolarité durant la pandémie, celle-ci n’est pas suffisante et se termine en quelques heures. Et après? Les adolescents ne savent plus quoi faire, privés d’école et de vie sociale. Pourquoi ne pas utiliser ce temps pour se rendre utile, s’ouvrir sur le monde et apprendre de nouvelles habiletés? Au lieu de nous faire des reproches, le ministre de l’Éducation devrait nous encourager à continuer notre scolarité, mais devrait d’autant plus nous féliciter de contribuer et faire notre part.

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